Wake-up!

Nouvel article sur J’Arrête de Râler

Parution en simultané de WAKE-UP! et du best-seller J’arrête de râler! enfin en format poche

by christinelewicki

Communiqué de presse

En librairie le 10 avril 2014

Collection dirigée par Anne Ghesquière

WAKE-UP! LE LIVRE

WAKE-UP !

4 principes pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi

Christine Lewicki

Collection dirigée par Anne Ghesquière

228 pages – 11,90 €

 WAKE-UP! en pré-commande sur Amazon!

Un coaching sur mesure en 4 étapes pour vivre sa vie à 150 % ! 

 « Arrêtons de croire que nous ne sommes pas capables, et activons nos capacités et nos talents. Arrêtons de vivre nos vies à moitié endormis. Réveillons-nous pour vivre vraiment ! » Autrement-dit : Wake-up !

Dans le prolongement de son best-seller « J’arrête de râler », vendu à plus de 100.000 exemplaires et qui sort simultanément chez Pocket le 10 avril, Christine Lewicki s’interroge encore :

Comment se fait-il que nous ne soyons pas plus satisfaits de nos vies ? Comment se fait-il que nous nous sentions toujours aussi limités ?  Certes, c’est la crise. La morosité et l’austérité ont tout envahi mais une chose l’interpelle tout particulièrement, c’est le grand nombre de personnes qui vivent leur vie dans un état de demi-sommeil, enfermées dans un monde de limitation et de peur.

Nous avons la chance de vivre dans un pays où nos besoins fondamentaux sont satisfaits mais nous sentons bien qu’aujourd’hui ce qui fait notre quotidien n’est pas à la hauteur du potentiel de notre vie. Nous ressentons désormais le besoin d’activer la richesse qui est en nous et que nous n’osons pas révéler car nos élans sont arrêtés net par des « oui mais…». Nous voulons vivre notre vie plus réveillée, être plus épanouie et contribuer au monde. Oui mais… il faut être réaliste et raisonnable. Ainsi, trop souvent nous renonçons, nous retenons nos rêves et nos projets ou les reportons à plus tard.

A travers ce livre, Christine Lewicki espère réussir le difficile challenge de nous aider à prendre conscience que nous ne sommes pas obligés de subir notre réalité, et que nous pouvons retrouver la puissance qui est en nous, cette force de vie qui ne demande qu’à être activée. Elle espère nous aider à voir les opportunités qui nous entourent et que nous n’arrivons pas à saisir.

A travers ce livre, elle souhaite partager avec nous quatre principes fondamentaux qu’elle met au cœur de sa vie et qui lui ont permis ces dernières années de se créer une vie (extra)ordinaire tout en étant au final – comme nous tous – une personne plutôt ordinaire : Oser être brillant(e), Poser des actes à la hauteur de ses ambitions, Créer sa réalité avec ses mots et Prendre soin de sa source.

A travers ce livre, elle nous invite à renverser la tendance et à nous servir de notre petite voix négative comme un indicateur que, sous nos limites, se cache des pépites. Elle nous invite à écouter ce qui nous fait vibrer, à laisser nos talents se révéler, notre lumière rayonner, à nous autoriser à être un peu plus nous-même dans notre brillance, notre pertinence et notre unicité. Cependant, elle insiste sur deux ingrédients indispensables : notre réceptivité et notre ouverture aux possibilités qui se révèleront à nous à la lecture de ce livre.

WAKE-UP Christine PhotoChristine Lewicki, française basée à Los Angeles, est fondatrice et directrice de la société «O Coaching Inc.». Coach d’entreprise certifiée, conférencière, formatrice en développement personnel, et facilitatrice de groupe Mastermind,… aux Etats-unis et en Europe.

Elle est l’auteure du blog www.jarretederaler.com qu’elle anime depuis avril 2010. Elle a également publié un « Carnet d’exercices J’ARRETE DE RALER ! » et co-écrit avec Florence Leroy « J’ARRETE DE RALER sur mes enfants et mon conjoint ».

Parution en simultané du best-seller J’arrête de râler! enfin en format poche !

JDR Pocket

J’arrête de râler! en poche pré-commande 

Commentaire    Voir tous les commentaires    J’aime

 

Désouscrire pour stopper la notification des articles de J’Arrête de Râler.
Modifiez vos préférences d’envoi sous Gestion des Souscriptions.

Problème de clic? Copiez et collez cette URL dans votre navigateur:
http://jarretederaler.com/2014/03/31/parution-en-simultane-de-wake-up-et-du-best-seller-jarrete-de-raler-enfin-en-format-poche/

L’Holacracy

L’Holacracy®
va vous permettre de :

Rendre votre organisation agile

Améliorer la performance de votre organisation pour qu’elle s’adapte rapidement à l’évolution de l’environnement.

Mener des réunions plus rapides, efficaces

Différents processus de réunions pour les Opérations et la Gouvernance permettent de se centrer sur le travail à faire. Le résultat est un traitement rapide des sujets, sans perte de temps.

Avoir un système de délégation clair

Mise en place d’un système de fiche de poste dynamique qui clarifie les rôles et attendus de chacun et qui peut être consulté à l’aide d’un logiciel qui évolue : GlassFrog.

Se centrer sur la mission

S’aligner sur la mission, la stratégie et les résultats à atteindre afin d’améliorer la performance de l’entreprise sur le plan commercial, la rentabilité et la qualité et éviter les effets joules.

Comment démarrer
avec l’Holacracy®

Extrait du site :

Projet d’ouverture d’une maison de naissance

Afin de permettre l’ouverture d’une maison de naissance en partenariat avec la maternité du Léman, merci de bien vouloir répondre aux quelles questions de cette enquête et de faire suivre à vos réseaux.

Enquête sur le projet d’ouverture d’une maison de naissance et de la parentalité à Thonon (74200)
Formulaire à compléter en ligne :
https://docs.google.com/forms/d/1ClTpUDhUYxPREr3OziKGpIWVrpfPm1aARx3GOzy5sAY/viewform


Adhésion à l’association La Maison’Née … c’est permettre au projet d’exister !
Association loi 1901, ayant pour objet la création et la gestion d’une maison de naissance et de la parentalité à Thonon en partenariat avec la maternité du Léman.

https://docs.google.com/forms/d/1r5IwLlF-yEERw0KSV0tDRo2FIt_YTM1Kn9GD_m9mr0A/viewform
 
Image sans légende

L’équipe de La Maison’Née  du Léman vous remercie,
Bruno, Chloé, Celine, Laure, Marianne, Margaux, Chantal, Elisabeth, Sylvie, Anais, Dominique, Françoise …

Les info sur http://www.facebook.com/MaisonDeNaissance74

Ces vaches sont nourries de bonbons

IMGP1695

Chère lectrice, cher lecteur,

La viande produite aux États-Unis n’est pas seulement bourrée d’hormones et d’OGM.

Depuis qu’une partie importante de la production de maïs du pays sert à faire du carburant pour les voitures (une aberration écologique), le prix du maïs a tellement augmenté que les éleveurs sont partis sur d’autres « solutions » pour nourrir leurs bestiaux.

Et, comme d’habitude, la solution la moins chère est aussi la pire pour notre santé.

Car les éleveurs se sont aperçus qu’ils pouvaient trouver moins cher que le maïs : acheter les rebuts des fabriques de bonbons et de chocolat.

Gommes, sucettes, marshmallows, morceaux de bonbons et de chocolat en tout genre sont mélangés au fourrage des vaches. Et le pire est que… ça marche ! Les éleveurs sont très contents !

« En donnant des bonbons à mes vaches, j’ai réussi à augmenter leur production de lait de 1,5 litre par jour », explique un éleveur, Mike Yoder, qui ne voit apparemment aucun problème à exposer sa trouvaille à la télévision (lien vers la vidéo en fin d’article). « L’élevage est une question de centimètres et, parfois, de demis centimètres. Si vous pouvez économiser un centime sur la nourriture, vous le faites. » [1]

« C’est une très bonne chose que les producteurs parviennent ainsi à réduire leurs coûts, et à fournir aux consommateurs des aliments moins chers », approuve également un consultant en nutrition pour les animaux, Ki Fanning, de la société Great Plains Livestock Consulting, Inc.

Au lieu de dépenser 315 $ par tonne de maïs, les éleveurs peuvent nourrir leurs vaches avec des pépites de bonbons (comme celles que vous trouvez sur les glaces McDonald’s) pour 160 $ la tonne. (la suite ci-dessous)

Annonce spéciale

Mais que pouvez-vous encore mettre dans votre assiette ??

Les scandales sanitaires et médicaux se suivent et se ressemblent. Vous ne savez plus quoi choisir quand vous faites vos courses, comment protéger votre santé sans tomber dans la paranoïa. Avez-vous seulement une chance face au poids des lobbies agro-alimentaires et pharmaceutiques ? Alternatif Bien-Être est votre journal anti coup de blues. Tous les mois vous recevez un nouveau numéro avec toute l’actualité de la santé naturelle et rempli de conseils pratiques pour retrouver le sourire et la santé au quotidien.

Rien que dans votre numéro du mois de mars vous découvrez comment certains oméga-3 sont efficaces contre les coups de déprime, vous apprenez à lire une analyse de sang pour savoir exactement ce dont vous avez besoin, comment faire baisser l’hypertension en consommant moins de sel… mais peut-être plus de potassium, vous découvrez comment gérer votre respiration et comment la marche afghane peut améliorer votre vitalité…

Rendez-vous ici pour en savoir plus sur Alternatif Bien-Être, le journal de la résistance et des solutions alternatives de santé.


Suite de la lettre de ce jour :

La morale de l’histoire

Pourquoi les éleveurs de bétail américains sont-ils si enthousiastes pour les bonbons ?

Parce qu’ils s’aperçoivent bien que les bonbons font grossir leurs vaches plus vite. Plus de bonbons, c’est plus de viande grasse, plus vite.

Au-delà du fait qu’il faut à tout prix éviter de manger une telle viande (si vous mangez encore de la viande !), cette histoire nous rappelle, et nous confirme, que ce sont bien les sucres qui font grossir.

Vous remarquerez que les éleveurs, si pressés de faire grossir leurs vaches, ne leur donnent pas de produits gras : ils leur donnent des céréales et du sucre !

Soit exactement ce que les Autorités de Santé recommandent à la population, et ce que nos enfants entendent constamment à la télévision : une bonne journée commence par un bon bol de céréales, et un verre de jus d’orange !

En réalité, le jus d’orange a beau être naturel, il est bourré de fructose, et les céréales, surtout si elles sont grillées ou soufflées, se transforment immédiatement en sucre quand nous les mangeons.

D’où l’épidémie d’obésité et de diabète qui touche les enfants, épidémie qui progresse plus vite encore que chez les adultes.

L’industrie du sucre dans les écoles

Incroyable mais vrai, le site lanutrition.fr nous alerte aujourd’hui : le ministère de l’Education nationale a confié à l’industrie du sucre le soin d’éduquer nos enfants à la nutrition [2].

Un accord vient d’être signé confiant au CEDUS, l’organisme de propagande de l’industrie du sucre, la responsabilité de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles, une « information sur la nutrition et la santé. »

Dans la documentation créée par le CEDUS, on lit :

« Aucune relation directe entre consommation de sucre – en dehors d’apports caloriques excessifs – et prise de poids n’a été mise en évidence dans les études récentes. » [3]

Selon le CEDUS, il n’y aurait pas non plus de lien entre le sucre et le diabète :

« Contrairement à une idée reçue, il n’y a pas de lien de cause à effet entre la consommation de glucides en général ou de saccharose (sucre) en particulier et le diabète. » [4]

Entre les éleveurs de bovins américains et les cerveaux qui dirigent l’Education nationale, la différence est moins grande qu’on ne le croit.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : La nutrithérapie est un des secteurs les plus prometteurs pour la médecine du 21e siècle. En tant que lecteur fidèle de Santé Nature Innovation, je vous propose de vous inscrire aujourd’hui à Néo-nutrition, notre service d’information gratuit dédié à la nutrithérapie. En vous inscrivant ici, vous recevrez chaque semaine, et sans contrepartie, une nouvelle lettre qui vous dira tout sur un « super aliment », un alicament ou un complément nutritionnel. Attention les places sont limitées.

******************************
Publicités :

Prévention : Il y a 12 ans déjà que des lecteurs bien informés ont été sensibilisés sur les risques réels de la pilule contraceptive, 5 ans qu’ils savent le danger des médicaments anti-cholestérol (statines). Ils en connaissent aussi les alternatives naturelles, efficaces et validées scientifiquement. Découvrez vous aussi le journal de référence de la santé naturelle depuis plus de 30 ans en vous rendant ici.

Nutrithérapie : Savez-vous que le curcuma empêche les cellules cancéreuses de proliférer ? Qu’il faut l’associer à de l’huile pour l’assimiler ? Découvrez les Dossiers de Santé & Nutrition dans cette vidéo.

Secrets de jeunesse pour une vieillesse heureuse : La médecine anti-âge fait actuellement des progrès étonnants. Vous pouvez en bénéficier en suivant les conseils du Docteur Hertoghe, président de l’Association Mondiale de Médecine Anti-âge. Rendez-vous ici.

******************************

Si vous n’êtes pas encore abonné à La Lettre Santé Nature Innovation et que vous souhaitez vous aussi la recevoir gratuitement, inscrivez-vous ici.

******************************

Pour être sûr de bien recevoir La Lettre Santé Nature Innovation sans qu’elle se perde dans votre boîte de messagerie électronique, visitez la page suivante.

******************************

Si vous souhaitez commenter cet article, je vous invite à le faire ici.

******************************

Si vous pensez que ce message pourrait intéresser un ami ou un proche, n’hésitez pas à le lui transférer par email (utilisez la fonction « transférer ce message » dans votre boîte de messagerie électronique). Pour partager cet article, vous pouvez utiliser l’un des réseaux sociaux suivants :

Partagez sur Twitter Partagez sur Facebook Partagez sur Pinterest Partagez sur Google + Partagez sur LinkedIn

******************************

Sources :

[1] Voir la vidéo sur l’éleveur cité au début de la lettre

[2] L’industrie du sucre va dire aux élèves ce qu’il faut manger

[3] Cité par lanutrition.fr

[4] Ibid. Voir note précédente

******************************

Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie

La Lettre Santé Nature Innovation est un service d’information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions). Pour toute question, merci d’adresser un message à contact@santenatureinnovation.com

******************************

La pédagogie de Friedrich Fröbel

Carine vient de me faire parvenir ce lien très intéressant,

que je ne peux malheureusement pas copier/coller pour vous donner envie de le lire :

http://www.silapedagogie.fr/pages/Frederic_Frobel_17821852-3019607.html

Lisez-le, c’est c’est une mine de renseignements !

Je viens de trouver une lien, où j’ai pu copier/coller , pour vous donner un aperçu :

http://eje2009-2012itsra.over-blog.com/pages/frobel-4705561.html

« IV. Application de sa pédagogie et de sa méthode de jeu :

1) L’allégorie du jardin d’enfants

 

Jardin d’enfants, ou « kindergarten » est l’appellation donnée par Fröbel en 1840 à son école enfantine de Blankenburg (« établissement pour répondre aux besoins d’activité de l’enfance et de la jeunesse »), près de Keilhau en Allemagne, fondée en 1836. Celle-ci se compose également d’un institut de formation de guides d’enfants, les « jardinières d’enfants », fondé en 1839.

 

L’expression « jardin d’enfants » doit être comprise au sens allégorique : le jardin est l’école, et les enfants sont les plantes dont les institutrices sont les jardinières. Selon Fröbel, c’est en effet dans le jardin, sous l’influence des phénomènes de la nature, qu’il faut élever l’enfant et procurer à la plante humaine les bienfaits d’un milieu bien approprié, ainsi que le ferait un bon jardinier pour les plantes de son jardin. Fröbel va donc inventer une méthode propre à la petite enfance, régie par un courant philosophique et éducatif où le petit enfant, comme une graine, suit son propre développement grâce à un environnement étudié pour lui.

 

« La plante humaine, comme la plante végétale, puise les éléments indispensables à son épanouissement non-seulement en elle-même, mais aussi et surtout dans les conditions au milieu desquelles elle germe ». « De l’éducation de l’homme », 1826

 

2) Les principes pédagogiques de Fröbel appliqués au jardin d’enfants

 

Mots-clés :éducation = connaissance du divin qui s’exprime dans la nature et dans l’esprit + connaissance de la nature + connaissance de soi = unité

 

Selon Fröbel, l’enfant ne peut saisir intuitivement le monde extérieur. La nature riche et complexe déroute l’enfant. Il faut lui présenter les formes simples, élémentaires qui symbolisent la « généralité » des objets en cause. Ces formes c’est la sphère et le cube (principalement). Il faut les présenter en même temps car elles s’opposent et se complètent :

 

balle : mouvement, changement, diversité. La sphère est aussi le symbole de l’unité et de la perfection divine. Elle est la clé qui permet de « lire la création et ainsi de connaître Dieu ».

–  cube: repos, équilibre

 

« L’enfant ne peut se saisir que dans la perception des formes les simples du monde extérieur présenté de façon concrète. Les images, les symboles éveilleront dans l’enfant les germes des facultés correspondantes. C’est à nous de les fabriquer car la nature ne les donne pas ». De l’éducation de l’homme, 1826

C’est pourquoi Fröbel offre à la première enfance une progression d’impressions par des objets simples, des petits mouvements accompagnés de chansons, et plus tard, des jeux et des occupations qui exercent autant l’âme que le corps. Il passe progressivement des formes les plus simples aux plus complexes.

Pour Fröbel, Dieu et le principe divin agissent en toutes choses. « La destination, la vocation particulière de l’homme en tant qu’être doué de sentiment et de raison, est d’arriver à la prise de conscience totale de son essence, de sa nature divine et donc de Dieu. […] Le but de l’éducation est d’encourager et de guider l’homme, être conscient, pensant et percevant, de manière qu’il devienne par son propre choix personnel, une représentation pure et parfaite de cette loi intérieure divine : l’éducation doit lui montrer les voies et les moyens d’atteindre ce but ».  p2 « De l’éducation de l’homme », 1826 

 

Sa pédagogie est une pédagogie de l’action : Pour lui, l’éducation doit avoir pour but, non de faire acquérir une somme donnée de connaissances mais d’encourager l’initiative personnelle, l’activité propre de l’enfant et susciter l’essor libre de ses facultés. L’action chez le jeune enfant, c’est essentiellement le jeu.

 

« Le jeu n’est pas une chose frivole pour l’enfant mais une chose de profonde signification » (Fröbel)

            « Les jeux de l’enfant sont le cœur de la plante qui s’épanouira toute la vie entière ». (F.)

            Le jardin d’enfant se base sur cette activité ludique. Fröbel pose le principe de l’activité libre et spontanée de l’enfant; non pas le jeu libre ou plutôt arbitraire de ses instincts, mais la discipline de ces instincts par ses propres efforts dirigés vers un but utile, c’est-à-dire par le travail de toutes ses facultés pour aboutir au développement intégral de l’être. L’enfant est conduit du jeu au travail manuel. Dans le travail manuel l’enfant apprend « à poursuivre lui-même l’accomplissement d’une tâche volontaire ». Les exercices ne sont pas une fin en eux-mêmes, ils n’existent qu’en vue de l’éducation et ils n’atteignent leur but éducatif que s’ils ont un lien avec la vie réelle.

            Fröbel crée des jeux ou « occupations » à l’usage des enfants. Il en fait tout un répertoire : balles, jeux de cylindre, bâtonnets, coloriages, modelages, pliages etc. Les jeux éducatifs sont conçus pour aider l’épanouissement des facultés élémentaires de l’enfant. Il y a aussi des éléments naturels : plantes, fleurs, animaux etc. Il conçoit ce qu’il va appeler des « dons » que l’adulte donne à l’enfant et qui sont des jeux que l’enfant va manipuler. Il organise la manipulation de son matériel en fonction de deux progressions : l’une est analytique et l’autre est synthétique. L’enfant doit combiner et réunir en un tout, diverses parties du matériel ou effectuer la transformation de la matière. On va appeler cela les « suites ». On ne démolit pas ses jeux, on part de ce qu’ils sont pour en créer d’autres, avec organisation. Ainsi l’enfant entouré du chaos réorganise sa pensée par l’intermédiaire d’un matériel et une méthode appropriée. Il acquiert un esprit de suite et de persévérance.

            L’enfant joue spontanément et se donne tout entier à son jeu qui s’effectue généralement dans le silence. Bien que le jeu libre ait une place d’honneur dans la méthode de Fröbel, la « jardinière » tient un rôle important d’observation de l’enfant à travers le jeu. Comme l’enfant s’exprime par le jeu sans contraintes de l’adulte, il se révèle tel qu’il est et permet qu’on le connaisse véritablement. L’élément d’auto-apprentissage est complété par des jeux auxquels les adultes participent, aidant l’enfant qui joue ou qui construit de leurs suggestions et de leurs explications.

Fröbel établit un groupement très systématique de ses jeux :

Ø      Ier groupe : Jeux gymnastiques accompagnés de chants

            L’exercice physique est le premier besoin de l’enfant. Fröbel profite de cette manifestation naturelle pour exercer méthodiquement les membres, par une série de petits jeux gymnastiques, arrangés de manière à mettre en action tous les muscles et surtout à exercer les mains, organes par excellence de l’homme.

Les chansons qui accompagnent ces jeux indiqués dans « Les causeries de la mère, » servent à donner à l’enfant les premières notions des choses et de la parole, ainsi qu’à développer l’oreille.

Les jeux sont la mise en scène d’évènements de la vie de tous les jours. Les enfants observent, puis imitent les gestes de la jardinière : ce sont les mouvements du paysan, semant, moissonnant, battant le blé, c’est le train s’ébranlant avec ses nombreux wagons, ce sont les oiseaux qui s’envolent du nid et y reviennent, c’est la roue du moulin que le ruisseau fait tourner. Chaque jeu est accompagné d’un chant qui le résume. L’institutrice enseigne et dirige ce chant, insiste sur l’imitation exacte des mouvements, provoque des remarques et des comparaisons. Elle n’a pas souci seulement du développement corporel, mais aussi du développement intellectuel.

Ø      IIème groupe : culture des jardinets

            Les jardinets ont une haute portée éducative. En effet, ils permettent à l’enfant de posséder son propre coin de terre, et d’apprendre le respect de la propriété d’autrui. Ils permettent de conduire l’enfant à la nature. On apprend à travailler, on sème et récolte, on apprend la vie sociale. Si un enfant tombe malade on entretien son jardin. Il y a le jardin communautaire et les jardinets particuliers. Les enfants disposent comme ils le veulent de ce qu’ils récoltent. L’enfant apprend ainsi à respecter la graine qu’il a semée, il prépare la fleur par les soins qu’il donne à la plante. La jardinière a également son propre jardinet. Chaque jour quelques enfants viennent soigner les plantes qui seront très utiles pour les « leçons de chose ». L’enfant développe ainsi ses facultés individuelles avec un aboutissement communautaire.

Ø      IIIème groupe : gymnastique de la main

Ce mot indique clairement et d’emblée le rôle que Fröbel attribue au toucher, c’est-à-dire au contact direct, constant, entre l’enfant et les choses de son entourage. Il cherche à favoriser chez l’enfant l’adresse manuelle, le développement des sens, et par cet intermédiaire l’éveil de la pensée, grâce au maniement des objets.

Matériel d’occupations :

            Les activités du jardin d’enfants font une place prépondérante aux matériels, objets simples comme des balles, une boule, des cubes, des bâtonnets… Fröbel décompose ce système de « jouets » en matériels de diverses formes (solides, surfaces, lignes et points), dont il décrit les relations en séparant les quatre sortes de matériels (analyse) puis en les recombinants (synthèse). Partant de l’unité (de la balle) il procède par la description de matériels de plus en plus clairement structurés et distincts pour aboutir aux perles, « points » qui renvoient aux structures sphériques. Tout cela pour mettre en évidence le cosmos et la création par la construction, afin de permettre à l’enfant d’acquérir par sa propre action, une connaissance intuitive et perceptive des structures élémentaires du réel. La combinaison de ces éléments permet d’obtenir une variété presque infinie de formes que Fröbel dénommait « formes de la vie » (formes du monde vivant), « formes de la beauté » et « formes de la connaissance » (groupements mathématiques).

A. Solides

 Les solides comprennent ce qu’on a plus spécialement appelé dons de Fröbel.

1er don: La balle : la balle représente la forme primitive, le point de départ de toutes les autres formes.

 Il y en a six, en laine écrue, recouvertes chacune d’un tricotage de laine différente, avec les couleurs primitives: rouge, jaune, bleu et les couleurs secondaires : violet, vert, orange. La balle est libre, soit attachée à un fil, soit tenue à la main, soit attachée à un chevalet. Elle se manipule avec une chanson et des sauts. C’est l’éternel jouet favori de l’enfant qui peut être enfermé dans la main, élastique elle ne blesse pas, mobile elle donne du mouvement, c’est l’objet le plus simple que l’enfant perçoit. Le mouvement est déterminé ou libre, dans son berceau l’enfant la suit des yeux. Entre les mains du tout petit enfant, la balle est le jouet par excellence qui permet de travailler le symbolisme : tantôt en laisse, tantôt libre, elle représente chien, agneau, clochette, poupée, oiseau, etc., de même pour les couleurs de la balle : la balle verte représente une pomme verte, la rouge la cerise rouge, etc. On exerce l’enfant à balancer la balle en mesure, à la changer de main, à la faire rouler vers un camarade, et à la rattraper quand celui-ci la renvoie. Cela demande à l’enfant de la concentration et de l’habileté. Ces exercices se répètent aussi longtemps qu’ils font plaisir à l’enfant. Les répétitions rendent les impressions plus durables, élargissent le champ des expériences, rendent les perceptions plus claires, plus précises.

2ème don: boule, cylindre, cube

C’est une boite en bois contenant: la sphère, le cube, (5 cm de base) le cylindre. Ce sont les symboles de la thèse, l’antithèse, c’est la loi des contraires, de la diversité. On la présente à l’enfant vers 9-12 mois, après les premiers jeux de la balle. L’enfant fait la comparaison de la boule avec la balle par rapport à la masse, la dureté, elle fait du bruit, ce sont de nouveaux plaisirs, comparée avec le balle en laine. Comparaison aussi avec le cube, dont la forme et les possibilités sont opposées. C’est le mouvement, contre le repos; le divers contre l’unité. A partir de là le cube servira de base à tous les exercices fröbeliens. En 1843 Fröbel introduit une idée de conciliation des contraires: le cylindre qui rappelle à la fois la boule et le cube. C’est la thèse, l’antithèse et la synthèse.

Dons 3 à 6 : « les boites de construction » :

3ème don: cube divisé en 8 cubes.

Chaque enfant possède une boite fermée contenant des cubes qui, rangés les uns sur les autres, ont l’air de n’en faire qu’un. Il y a 8 petits cubes qu’on peut ranger en ligne droite, en cercle, en étoile, en croix, en escalier, dont on peut faire des chaises, des tables, des maisons, des colonnes. L’enfant doit combiner et réunir dans un tout les diverses parties du matériel. Il apprend à effectuer la transformation de la matière. L’enfant pourra imiter la forme d’une chaise, un banc pour s’asseoir…C’est à ce moment que sont introduits les objets usuels avec lesquels l’enfant construit et commente. Le cube se transforme et se reconstruit. De chaque nouvelle figure naît de légères modifications de la précédente. Il faut que les 8 cubes soient employés et aient une place essentielle. Il n’y a rien d’inutile qui n’ait son but ou sa raison d’être. L’enfant doit prendre plaisir à créer et non pas à détruire.

4ème don: cube divisé en 8 briques. La boite est identique à celle des cubes et contient des briques, semblables en petit à celles du maçon. On fait apprécier à l’enfant la différence d’aspect entre les cubes et les briques.

5ème don et 6ème don. Ces deux dons sont dérivés des deux précédents : le nombre des pièces est très considérable, et voici des formes jusqu’ici inconnues : des prismes, des colonnettes, des carreaux. Ce matériel est une mine inépuisable, mais, en raison de sa richesse même, il dépasserait l’intelligence des enfants si ceux-ci n’étaient, préparés par les exercices précédents et ne s’en tenaient a la règle constante de la méthode : partir d’un motif pour en produire une série d’autres soit avec le minimum de changements, soit par la recherche de l’effet le plus opposé : conciliation des contraires. L’enfant provoque ainsi des formes innombrables, modifie les rapports entre elles.

B. Surfaces

1. Tablettes en bois. : Ce sont des petites plaquettes de bois ou mosaïque, pour faire de nombreuses combinaisons et figures géométriques, avec des bouts de bois ou des cartons coloriés. Les formes sont le carré, le rectangle, le triangle, de différentes formes: équilatéral, obtus, isocèles.

2.  Surfaces en papier. Après les surfaces en bois viennent celles en papier qui permettent à l’enfant de modifier définitivement l’apparence du matériel de travail et de produire des formes stables, et même quelques petits objets usuels, jouet ou cadeau pour son entourage.

a) Pliage et b) Découpage. Pliage et découpage peuvent servir à l’enseignement pratique d’une foule de notions géométriques (apprentissage des lignes, des angles, de la symétrie…). Pour les plus petits, le découpage devient un déchirage régulier, les ongles remplaçant les ciseaux.

c) Tissage. C’est une des occupations favorites au jardin d’enfants. Ce travail admet toutes les combinaisons possibles de trame et de chaîne, depuis la simple toile jusqu’à certains damassés compliqués. La diversité des couleurs ajoute à ce travail un élément artistique qui ne manque pas d’importance. La règle principale à observer est celle d’une progression lente et raisonnée.

C. Lignes

1. Bâtonnets.Les bâtonnets rappellent, soit les arêtes des volumes, soit les côtés des surfaces. Employés seuls, ils servent spécialement à reproduire des figures planes, ou bien à imiter des objets usuels sans tenir compte de la perspective.

2. Bâtonnets et petits pois. Les petits pois ramollis dans l’eau, des boulettes d’argile ou de mie de pain, se combinent avec les bâtonnets dont on a affilé les pointes ; ces petites boules sont le lien indispensable pour réunir les bâtonnets aux angles, et construire un cube, un prisme, etc., dont les arêtes seules seront figurées ; on peut faire également ainsi un escabeau, une table, un banc, etc.

3. Lattes et 4. Papiers entrelacés. Les lattes et les papiers en bandes donnent lieu par leur entrecroisement à la construction de figures planes qui ont l’avantage de pouvoir se soutenir par elles-mêmes. On produit ainsi des formes artistiques (rosaces) et usuelles (barrières, fenêtres, etc.). La flexibilité du papier ajoute à ce travail un charme, une difficulté et une utilité de plus ; il s’agit souvent, pour tresser des bandelettes ou pour les entrelacer, de les diviser en parties bien égales ; c’est l’étude pratique des fractions, cachée sous du papier rose ou bleu.

5. Jeux avec le fil.  Ils se font avec un cordon posé sur une ardoise un peu humide, en sorte que le cordon devient très souple et prend facilement toutes les positions ; l’enfant en profite pour lui faire reproduire les contours d’un objet quelconque, ce qui ne demande qu’un peu d’observation, ou une figure géométrique, qui, si elle est régulière, exige une grande exactitude d’exécution et une appréciation très rigoureuse des longueurs relatives.

6. Anneaux. Enfin, voici le cercle qui vient rappeler la balle et donner, après toutes ces lignes si droites et si finies, la notion du sinueux et de l’infini. Là aussi, il y a des fractions, et le calcul trouve son compte en même temps que le dessin. L’anneau et ses subdivisions se prêtent à former des rosaces et des encadrements excessivement gracieux, ce qui donne à l’enfant l’idée de la courbe et de l’emploi qu’on en peut faire.

D. Méthode de dessin décoratif

Le jardin d’enfants donne du papier quadrillé, et, s’il y a en cela une contrainte, c’est une contrainte bienfaisante que l’enfant ne tarde pas à accepter, parce qu’il reconnaît l’inconvénient de s’en passer: chaque ligne a un point de comparaison, les distances totales sont subdivisées, si bien que la moindre faute devient sensible. C’est un triangle, un carré, un rectangle qui forme le point de départ. Ces éléments se groupent et donnent naissance à des éléments plus considérables, qui se répètent de diverses façons symétriques. L’œil et l’esprit trouvent là sujet à un travail assidu de comparaison et de jugement.

Mais la leçon de dessin laisse un temps de liberté absolue à l’initiative de l’enfant où il peut laisser aller son imagination et dessiner à son gré. Enfin, on propose parfois des formes planes très simples, des feuilles naturelles dont ils peuvent suivre le contour avec le doigt avant d’essayer de les dessiner.

E. Point

 1. Perles. Les perles, cette occupation empruntée comme beaucoup d’autres à la maison paternelle, se retrouvent au jardin d’enfants. Naturellement l’enfilage, très simplifié, y est aussi plus méthodique ; l’aiguille est supprimée, et c’est une ficelle qui passe dans les gros trous des grosses perles. L’arrangement des couleurs détermine la succession des exercices : couleurs mélangées au hasard ; couleur unique ; plusieurs couleurs (combinaisons binaires, ternaires, etc.) ; puis viennent les enfilages plus compliqués à plusieurs fils, et avec perles plus fines sur fil de laiton.

2. Piquage.Chaque enfant tient dans sa main un poinçon à longue pointe, qu’il peut enfoncer sous surveillance dans le papier et le feutre placés dessous. Le piquage est du dessin : quand il se fait sur papier quadrillé, il s’agit de former des bordures, des étoiles, etc., par des combinaisons de lignes droites. Pour produire ces lignes, l’enfant prévoit une ligne qui n’existe pas encore, mais il marque d’abord les points de départ et d’arrivée d’un quadrillage à l’autre, puis il prend le milieu entre ces deux extrêmes, et c’est par le sectionnement de longueurs toujours plus courtes que les points viennent se ranger tous à égales distances pour former enfin la ligne.

Un autre exercice de piquage comporte du papier uni sur lequel est tracé un contour quelconque, en général celui d’un objet dont il a été question. L’enfant lui-même est parfois l’auteur de ces contours, s’il s’agit d’une forme plane qu’on puisse lui mettre entre les mains : il l’applique sur son papier et fait glisser son crayon le long de toutes les sinuosités. On fait disparaître la ligne au trait sous une ligne pointillée aussi régulièrement que possible.

3. Boutons.Les boutons sont au piquage ce que les bâtonnets peuvent être au dessin : une excellente préparation. Ils s’emploient sur des cartons dont un côté porte un quadrillage à quatre ou cinq centimètres et l’autre des tracés de formes, soit géométriques, soit usuelles. Les boutons se posent sur ces lignes suivant les mêmes règles que dans le piquage, et l’on peut mêler quelques jetons de couleur pour rendre l’effet plus gai.

4. Broderie. Un joli carton où l’aiguille entre et sort par des trous percés à l’avancé et laisse derrière elle un fil de couleur vive, quelle gracieuse préparation à la couture! Mais il y a nombre de difficultés préliminaires à surmonter : enfilage de l’aiguille, tension régulière et modérée du fil, etc. ; et il faut éviter ces exercices lorsqu’ils paraissent au-dessus des forces des enfants. Cependant, on ne doit pas oublier que cette occupation est de celles qui, en se prêtant à l’ornementation d’objets en carton, fournissent particulièrement à l’enfant l’occasion de petits cadeaux, en même temps que c’est la préparation à la couture, si nécessaire plus tard.

F. Matériel sans forme.

1° Argile. Si c’est le temps des pommes, en voilà une à imiter, en petit. Comment est-elle? Ronde, très lisse, un peu plate, un peu creusée dessus et dessous ; la queue est restée dans un de ces enfoncements, petite queue qui reste presque toujours ainsi attachée au fruit ; un bâtonnet en tiendra lieu, et voilà des pommes qui se fabriquent à la douzaine. Une autre fois ce seront une assiette, un bol, un pot de fleurs avec un brin de mousse planté dedans, autant de créations intéressantes après exercices d’observation multipliés.

2° Jeux avec le sable. Dans les petites caisses remplies de sable, on fera des champs, des jardins, des montagnes, où l’on plante des brins d’herbe et des branchettes pour faire les forêts et les prairies. Naturellement il y aune collection de jouets (poupées, ménages, animaux en bois) où puiser pour peupler cette création.

            Les leçons auxquelles ces occupations donnent lieu ne doivent jamais avoir un air rigide. Il faut qu’elles soient opportunes, soumises aux influences de temps, de dispositions, etc., qu’elles s’enchaînent les unes aux autres, car le but du jardin d’enfants est de développer harmoniquement un organisme et une intelligence uniques ; de l’harmonie du plan dépendra l’harmonie du développement ; aussi deux occupations différentes tracent-elles souvent le même sillon : variété dans l’unité. De plus, le jardin d’enfants a souci de l’individualité de chacun, et les leçons sont toujours suivies d’un moment où l’enfant peut faire ce qu’il veut du matériel qui lui est confié.

Ø      IVème groupe: Causeries, poésies, chants

            Le matériel d’occupations se complète par un recueil de récits délicatement choisis : contes, fables, histoires de notre monde à nous, histoires de tous les jours. Fröbel propose que l’on raconte Perrault, Grimm, les fables de Lafontaine.

« Dans les contes ce ne sont pas les évènements qui captivent l’imagination de l’enfant c’est la vie qui s’y révèle à lui comme terme de comparaison avec son esprit et sa vie propre. Le désir le plus profond des enfants est de posséder la vie intérieure. »

            Les histoires sont sans mauvais exemples, elles peuvent se rapporter à un évènement du jour, à la vie actuelle de l’enfant ou tiré des circonstances scolaires. Ces contes, ces fables, ces histoires, tout ce qui peut charmer l’imagination de l’enfant, tout ce qui peut éveiller dans son esprit l’intérêt à la vie et à la nature, tout ce qui peut le tourner au bien, à l’amour du prochain, et lui faire mieux sentir la sollicitude de ses parents, enfin tout ce qui peut, en lui montrant Dieu dans ses œuvres, faire éclore la reconnaissance et préparer le sentiment religieux : voilà la causerie au jardin d’enfants, selon Fröbel. Le chant par lui-même a une grande importance éducative ; l’enfant aime beaucoup chanter, les mélodies le disposent au calme et à la joie.

Ainsi, selon la baronne de Marenholtz dans le « manuel pratique des jardins d’enfants », la méthode du jardin d’enfants satisfait aux exigences naturelles de la première enfance. Elle satisfait :

1° Au besoin de mouvement physique par des jeux gymnastiques qui produisent le développement des membres;

2° Au besoin de s’occuper d’une manière plastique, de toucher, par des exercices qui produisent la dextérité de la main et le développement des sens ;

3° Au besoin de créer par ces petites œuvres qui développent ses facultés artistiques;

4° Au besoin de connaître ou à la curiosité naturelle, en l’engageant à observer, à examiner, à comparer (c’est ainsi que se produit le développement intellectuel) ;

5° Aux tendances de l’enfant à cultiver et à soigner, par le jardinage et par l’accomplissement de ses petits devoirs, qui produisent le développement du cœur et de la conscience ;

6° Au besoin du chant, par les jeux et les chansons, qui produisent le développement des sentiments et du goût esthétique ;

7° Au besoin de vivre en société, par la vie dans la communauté du jardin d’enfants : ce mode d’existence produit les vertus sociales. Cependant le jardin d’enfants ne doit pas remplacer,il doit seconder l’éducation de famille, qui reste toujours le centre et le point de départ.

8° Au besoin le plus profond de son âme : à trouver la cause des choses, à trouver Dieu… »

la suite sur le blog (eje2009-2012itsra) :

http://eje2009-2012itsra.over-blog.com/pages/frobel-4705561.html